
Il y a une quinzaine d'années, Jacques Toubon, alors Ministre de la culture et de la francophonie, avait proposé une loi sensée protéger la langue française contre le méchant anglais qui s'immisçait partout.
Les détracteurs du projet l'avait surnommée "la Loi Allgood". Blague.
Cela faisait doucement rire
Y compris moi.
Bon ok, je connaissais surtout Jacques Toubon grâce aux Guignols, et le fait d'utiliser les mots français à la place des mots anglais, je trouvais ça ridicule : chiens chauds, pains de jambon, mercatique ou courriel.
Hégémonie anglo saxonne, exception culturelle ou protection de la langue française (et par extension de la culture hexagonale), à 8 ans cela paraît lointain quand on lit le journal de Mickey.
14 ans après et plusieurs immersions dans le monde passionnant de l'entreprise, je constate que cette loi n'a pas du servir à grand chose... Je ne cesse de m'indigner par le vocabulaire des clients ou de certains collaborateurs. Peut-être encore plus qu'ailleurs, le secteur de la communication et du marketing regorgent de franglais ridicules.
"Bon je pense que si on ne fait pas le bench pour ******* on sera grave touchy"; " repenser le wording corporate asap"...
Serais-je un peu réac' ou conservatrice ? Hum je me le demande car cela ne semble pas déranger grand monde.
Utilise-t-on ce genre d'expressions pour ce donner une prestance internationale (prononcez internachonole) dans un contexte multiculturel et globalisé ? Pour prouver que l'on est grave hype du vocabulaire ?
"Comment on dit déjà en français ? Désolé je reviens de trois jours à Boston"
Et après on ira se moquer des gamins ki parl kom ça lol tro mdr, rdv o 6né avk g6k...
Poor France

1 commentaire:
Je ne peux qu'approuver ce billet, on ajoutera simplement les ignoles "BtoB" et "BtoC"...
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