
We don't need no education. Vraiment ?
Ça y est j'ai enfin vu "Entre les murs". J'appréhendais un peu à vrai dire.
Les gamins m'avaient soûlé sur les plateaux télé à piailler à droite à gauche, surtout Esmeralda. J'avais peur de revivre un traumatisme cinématographique dans la même veine que l'Esquive.
Souvenez-vous ce film de Kechiche, triomphant aux Césars 2005, où l'on a découvert l'horrible Sara Forestier et son accent fake wesh wesh qui démolissait avec ses amis une pièce de Molière.
Aujourd'hui, je vous épargne l'analyse sociologique du film "miroir de la société multiculturelle française et blabla".
Entre les murs, c'est révélé être une très agréable surprise : pour moi la meilleure comédie de l'année.
J'ai ris pendant deux heures et quart.
Dès le départ ça commence fort avec "le tableau des mots qu'on comprend pas". Tout un programme : "autrichienne, trompeur, succulent...", rien que ça.
Pour "autrichienne" c'était un petit chinois dont les parents sont sans-papiers, je m'abstiens d'un commentaire ironique sinon je vais avoir RESF sur le dos.
Deux heures de rires désespérés, je crois, car les gamins de cette classe sont des comiques en puissance sans le savoir : la conjugaison du verbe "croire" est à mourir de rire.
Les pinaillements sur des détails sont fascinants : "et msieur pourquoi dans vos exemples, il s'appelle toujours bill et pas rachid ?", "et mais les cheeburgers c'est pas bon msieur !"
L'humour atteint son paroxyme lors de la fameuse séquence des autoportraits.
Morceaux choisis: "j'aime bien les frites. J'aime bien Zidane. J'aime bien le zouk. J'aime bien les clips de Psy 4 de la rime". A savourer brut.

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