jeudi 5 février 2009

Dans l'enfer des soirées étudiantes



Si vous me connaissez un peu, vous n'avez pas échappé au matraquage N'importe quoi qui a sévit autour de vous ces dernières semaines : blog, vidéo, réseaux sociaux, affiches, flyers, annonces soirée...Le plan de communication était parfaitement rodé, vous en avez bouffé jusqu'à l'excès :).

Que voulez-vous ! Comme tout étudiant en formation "professionnalisante" qui se respecte, je participe à un "projet".
Forcément un projet entraîne divers frais. Il nous faut donc amasser un petit pécule pour mener confortablement nos actions.

Ne comptez pas sur votre formation pour vous donner de l'argent, les caisses sont vides comme dirait l'autre. Alors comme 99% des projets étudiants, vous vous tournez vers le meilleur rapport investissement temps/ rentabilité : l'organisation d'une soirée du côté de Solférino.
Comme ça, ça vous paraît sympa, vous vous dites "ah les ptits branleurs d'étudiants, toujours une excuse pour faire la fête".

Mais en fait...
1) tu angoisses les premières heures, car il n'y a personne absolument personne.
Tu te dis que laisser un chèque de caution de 200€ au patron, c'était peut-être pas une bonne idée...

2) c'est l'occasion de découvrir une nouvelle profession : vigile. En gros, tu surveilles les grugeurs qui ne veulent pas débourser deux malheureux euros pour ton projet, et veulent entrer gratis. Mais je les ai eu à l'oeil ces petits malins. D'ailleurs les mecs d'HEI si vous passez par là vous êtes de gros radins ! Payer 6000€ son année universitaire et pas être foutu d'être solidaire avec un projet étudiant, ça me donne envie de râler.

3) le deuxième métier que tu excerces c'est "gardienne de vestiaire". Et cela demande un certain savoir-faire : découper délicatement le petit carton rose avec un numéro et l'attacher rapidement à un ceintre, se déplacer avec agilité sur 2m. Et en fin de soirée, retrouver le manteau d'un anglais saoûl (désolé pour le pléonasme) qui a forcément perdu son petit ticket rose, et qui forcément pour t'aider te dit : "my coat is black".

4) Après les grugeurs qui refusent de payer, tu dois affronter le sarcasme, le fleuron de l'humour radio-bière-foot, les lourds de la drague qui te proposent de payer "en pastis" (tarif préférentiel 2€50) ou...en danse.

5) Les gens te prennent pour une sorte de "psychologue du clubbing". Ils viennent te raconter leurs vies, qu'ils sont venus pour "rencontrer des gens". Depuis quand on rencontre "des gens" en boîte ?

5) Et le pire dans tout ça, c'est que tu finis ta soirée avec "ah si tu pouvais fermer ta gueule" de Patrick Sébastien, entouré de morceaux de viandes imbibés à la bière (ou au pastis, tarif préférentiel).

Il est 4h30 du matin, et le premier métro est à 5h20. Génial, t'es banlieusarde et il pleut.

La vie est belle.

Mais dans tout ça j'oublie l'essentiel : les vigiles ont impeccablement fait leur boulot, à force d'acharnements argumentaires ("c'est pour payer des vacances à mon ptit frère handicapé"), on a atteint notre objectif. Je ne donnerai pas de chiffre, parler d'argent c'est tabou. Mais de belles conférences vous attendent l'année prochaine.

3 commentaires:

Personne a dit…

Joli billet plein de vérité !

Personne a dit…

C'était JF....

Unknown a dit…

Lol à chaque fois tu me rajoutes un commentaire : "c'était JF..."